|
Le christianisme n'est pas a priori
favorable à une doctrine qui contredit à la fois la
toute-puissance divine et le libre arbitre de l'être
raisonnable.
Toutefois, l'astrologie-astronomie
est un des arts libéraux du Moyen Âge, et c'est par
les savants juifs et arabes (donc, dans un contexte
de strict monothéisme) que l'astrologie, fortement mêlée
de magie, se répand en Occident au XIIIe siècle à partir
de l'ouvre d'Ibn Ezra (XIIe siècle).
Elle a toutefois des adversaires résolus
(comme Avicenne) et certains (comme Albert le Grand)
tentent de préserver la liberté humaine en restreignant
le déterminisme astrologique aux animaux.
C'est aux XVe et XVIe siècles que l'astrologie
devient véritablement à la mode, dans le cadre du renouveau
des études grecques qui accompagne la " redécouverte
" d'une ancienne théologie à connotation magique (hermétisme)
et l'appropriation par les chrétiens de la kabbale juive.
Qu'elle croie ou non aux effets de
l'astrologie, la Renaissance est sensible à la cohérence
d'un symbolisme apparemment conforté par des calculs
rigoureux ; l'astrologie tient ainsi une grande place
aussi bien dans les sciences occultes (Cornelius Agrippa)
que dans une médecine où la " sympathie " tient un grand
rôle (Paracelse) et que dans la poésie : l'astrologue
le plus célèbre en Occident, Michel Nostradamus, est
un médecin et fait connaître ses Prophéties (plus connues
sous le nom de Centuries) par des quatrains particulièrement
obscurs (1555).
Précédent Suite
|